Communiqué du 6 janvier 2017

Après l’annonce dans la presse départementale ce matin du rêve de l’aéroport d’Orly se voulant « plus gros, plus beau, plus fort », selon le Parisien Val-de-Marne, le président de l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre, Michel Leprêtre, réagit aux « murmures » évoqués « en coulisse » par le quotidien quant aux souhaits de certains dirigeants de faire sauter les contraintes imposés par la loi en termes de mouvements et de couvre-feu.

« Les projets portés par le groupe ADP depuis des années répondent certes à une volonté de développement économique, liée à l’essor du transport aérien dans un système d’échange européen et mondial qui multiplie les ouvertures ; mais ils s’inscrivent, en tous cas je le souhaite, dans un cadre qui ne doit pas balayer d’un revers de main les conditions de vie des habitants riverains de l’aéroport. C’est ce que je porte, avec Stéphanie Daumin, 1ère Vice-Présidente de l’EPT et maire de Chevilly-Larue.

Pourquoi cette analyse ? En premier lieu, il est évident, souhaitable, que le site de l’aéroport rayonne comme il se doit dans la métropole et la région au service d’une dynamique économique. Mais j’ajoute immédiatement : que cette dynamique soit au service de l’emploi et la création de richesse, pour que nous puissions, nous les élus des populations, travailler à des équilibres, à des solidarités dans la gestion de nos territoires.

En second lieu, je m’interroge sur la conception métropolitaine et régionale du transport aérien aujourd’hui, dans une vision durable et équilibrée de l’aménagement du territoire. Les deux aéroports parisiens doivent pouvoir coopérer et travailler à des schémas ne rentrant pas en concurrence. A cet égard, et compte tenu du développement d’un maillage de transports très important dans les toutes prochaines années, il n’est pas utopique de travailler à ce qu’Orly devienne le site assurant prioritairement des liaisons point à point, respectant ainsi un développement du site cohérent de son environnement. Parce que qu’on le veuille ou non, Orly n’est pas au milieu d’une zone agricole !

Cela m’amène donc, enfin, à réagir aux « murmures » concernant les mouvements évoqués par le Parisien. La loi a imposé un nombre limité de mouvements, comme un couvre-feu ou encore un Plan d’exposition au bruit, précisément pour participer à protéger les riverains. Ils sont inquiets et ils ont raison. Si certains ont des états d’âme sur la loi, les élus sauront leur rappeler que l’intérêt général, celui du développement économique pour les habitants et les usagers, ne peut pas s’accompagner d’arrangements répondant à une seule logique financière et économique. »

Agenda

28
fév.
Conseil territorial
19h à Vitry/Seine


11
avr.
Conseil territorial
19h


16
mai
Conseil territorial
19h


27
juin
Conseil territorial
19h


Facebook
Twitter
Dailymotion
Youtube
Flux RSS